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Extrait de démonstration — version de présentation.
Document diffusé à titre de découverte avant acquisition de l'ouvrage complet.
Culture générale et expression — BTS 2025-2027
Thème : « Le vrai du faux »
Sommaire
- Les deux livres de la collection
- Le livre étudiant
- Le livre enseignant
- Mode d'emploi du livre numérique
- Le thème « Le vrai du faux »
- Les quatre axes du programme
- Corpus — Axe III : « Devenir son propre masque »
- Problématique et enjeux
- Statut des extraits
- Corpus de textes
- Document 1 — La Bruyère
- Document 2 — Diderot
- Document 3 — Stendhal
- Questions et sujets d'essai
- Aide méthodologique
ORGANISATION
Deux volumes, deux fonctions complémentaires.
Le livre étudiant
rassemble les textes des douze corpus, conformes au Bulletin officiel. Il ne contient ni corrigés ni méthodes achevées, mais propose :
- des aides à l'entrée dans les textes ;
- des références culturelles actuelles (films, séries, essais) ;
- une méthodologie complète pour lire, analyser, confronter et rédiger.
Le livre enseignant
contient les corrigés, les focus méthodologiques détaillés, les tableaux de confrontation et les grilles d'évaluation. Il est la ressource de votre professeur, et son contenu vous sera transmis progressivement en classe.
Mode d'emploi du livre numérique
Le livre numérique propose deux fonctions qui agissent en même temps lorsqu'on active le mode édition.
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Mentions légales
Ce livre numérique est un ouvrage pédagogique destiné à l'enseignement de la Culture générale et Expression en BTS.
Les œuvres appartenant au domaine public sont citées à titre de référence culturelle et littéraire.
Les textes présentés dans les corpus constituent des réécritures pédagogiques originales inspirées d'œuvres du patrimoine. Ils ne reproduisent pas les textes sources sous leur forme originale.
Les introductions, notes, questionnaires, corrigés, tableaux de synthèse, appareils pédagogiques, réécritures et contenus originaux sont protégés par le droit d'auteur.
Toute reproduction, diffusion, adaptation ou exploitation, totale ou partielle, des contenus originaux est interdite sans autorisation préalable.
© La Boussole, La Carte, 2026. Tous droits réservés.
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Les références culturelles, documentaires, émissions, podcasts et ressources audiovisuelles sont mentionnées à titre indicatif. Leur consultation s'effectue sur les plateformes ou sites de leurs diffuseurs respectifs.
LE VRAI DU FAUX (BO 2025-2027)
| Axe | Intitulé |
|---|---|
| I | Valeur esthétique et cognitive du faux dans l'art |
| II | Défis technologiques et médiatiques |
| III | Simulacres, copies et authenticité |
| IV | Éthique de la création |
Pour illustrer le fonctionnement de l'ouvrage, seul un extrait de l'axe III est reproduit dans cette version de démonstration.
Image du corpus
corpus
[Image : illustration du corpus]
Devenir son propre masque
Le mensonge social entre stratégie et perte de soi (XVIIᵉ—XIXᵉ siècles)
Problématique : L'artifice social est-il toujours une tromperie condamnable, ou peut-il devenir une condition de survie, voire une forme de lucidité ?
Enjeu : Trois textes, trois époques, trois genres.
- D'après La Bruyère : un flatteur, à force d'approuver, finit par ne plus savoir ce qu'il pense.
- D'après Diderot : une vision lucide et stratégique du faux, où la conscience du rôle fait la liberté.
- D'après Stendhal : Julien Sorel, contraint de jouer un rôle, voit son identité menacée.
Statut des extraits : réécritures pédagogiques originales, à usage d'étude. Les œuvres originales sont mentionnées à titre de référence.
Corpus
Document 1 — D'après Jean de La Bruyère, Les Caractères (1688). Œuvre source dans le domaine public. Réécriture pédagogique, notes et appareil critique : © La Boussole, La Carte 2026.
Document 2 — D'après Denis Diderot, Le Neveu de Rameau (1762-1774). Œuvre source dans le domaine public. Réécriture pédagogique, notes et appareil critique : © La Boussole, La Carte 2026.
Document 3 — D'après Stendhal, Le Rouge et le Noir (1830). Œuvre source dans le domaine public. Réécriture pédagogique, notes et appareil critique : © La Boussole, La Carte 2026.
PREMIÈRE PARTIE — QUESTIONS (10 points)
Après avoir lu attentivement les documents du corpus, vous répondrez aux questions suivantes de façon rédigée, organisée et argumentée. Vous vous appuierez sur des références précises aux textes.
SECONDE PARTIE — ESSAI (10 points)
Vous traiterez l'un des deux sujets suivants de façon personnelle et argumentée, en vous appuyant sur le corpus, vos lectures et votre culture personnelle.
Document 1 — La Bruyère. Les Caractères (1688).
Œuvre source dans le domaine public. Réécriture pédagogique, notes et appareil critique : © La Boussole, La Carte 2026. Le texte présenté ici est une réécriture pédagogique librement inspirée des portraits de flatteurs et de courtisans que Jean de La Bruyère rassemble dans Les Caractères (1688). Il ne reproduit aucun passage précis de l'œuvre originale. Certaines situations, analyses et formulations ont été recomposées afin de mettre en évidence les mécanismes du conformisme social, de la flatterie et de la perte progressive de l'identité personnelle.
À travers la figure du flatteur, La Bruyère montre comment le désir d'être accepté peut conduire un individu à renoncer à toute pensée propre. Les notes, commentaires, questions et éléments d'analyse relèvent de l'appareil pédagogique du manuel.
Le flatteur, dans le monde, est un caméléon. Il change de couleur selon la compagnie qu'il fréquente, non par malice, mais par une sorte d'instinct de survie sociale. Lorsqu'il entre dans un cercle, il observe d'abord les visages, les attitudes, les jugements implicites. Puis, sans qu'on lui demande rien, il se fond dans le décor : il rit quand on rit, s'indigne quand on s'indigne, approuve d'un signe de tête ce que le plus influent vient d'affirmer. Il ne contredit jamais, car la contradiction est risquée ; il préfère approuver, et l'approbation le rend aimable. On le dit « agréable compagnon », « homme de bonne volonté », « esprit conciliant ». Personne ne le trouve faux, du moins au début.
Peu à peu, cette attitude cesse d'être une simple politesse. Le flatteur s'y habitue. Il répète tant de fois les opinions des autres qu'il finit par ne plus savoir s'il les pense vraiment. Il n'a jamais pris le temps de s'interroger : « Qu'est-ce que je crois, moi ? » À force d'approuver, il s'est vidé de lui-même. On frappe à sa porte, on cherche l'homme, on ne trouve qu'un écho.
Le plus troublant est qu'il ne souffre pas de cette absence. Il croit sincèrement être apprécié pour ce qu'il est, alors qu'on l'apprécie pour ce qu'il donne à voir. L'approbation flatteuse des autres tient lieu de pensée personnelle. Il vit dans une illusion confortable : celle d'être aimé en retour de ses complaisances. Mais qu'un différend éclate entre deux de ses amis, et l'on découvre qu'il n'a jamais eu d'opinion. Il se tait, ou il approuve les deux camps, ce qui revient à n'en prendre aucun. Alors on le méprise, sans qu'il comprenne pourquoi.
Le danger du mensonge social apparaît ici dans toute sa force : on commence par feindre pour être accepté, puis l'on s'habitue à la feinte, et l'on finit par perdre la conscience même de la feinte. Le masque devient le visage. Le personnage ne maîtrise plus le rôle qu'il joue ; c'est le rôle qui le maîtrise. Il n'est pas un menteur actif, il est devenu son propre mensonge. Et cette aliénation est d'autant plus redoutable qu'elle est invisible à ses propres yeux.
Notes
[1] La Bruyère consacre plusieurs portraits aux flatteurs, comme « Théodecte » ou « Gnathon », tous caractérisés par l'absence d'opinion propre et l'adaptation servile aux puissants.
[2] L'aliénation désigne ici un processus où l'individu perd la maîtrise de sa propre identité, devenant étranger à lui-même.
[3] La métaphore du masque qui remplace le visage est récurrente dans la littérature morale (ainsi chez Pascal, puis chez Diderot).
Document 2 — Diderot, Le Neveu de Rameau (1762-1774)
Œuvre source dans le domaine public. Réécriture pédagogique, notes et appareil critique : © La Boussole, La Carte 2026. Le texte présenté ici est une réécriture pédagogique librement inspirée des dialogues et des thèmes du Neveu de Rameau. Il ne constitue pas la reproduction d'un passage précis de l'œuvre originale. Certaines répliques, situations et raisonnements ont été recomposés afin de mettre en évidence la réflexion de Diderot sur les rôles sociaux, l'imitation, le cynisme et la liberté individuelle.
À travers le personnage du Neveu, Diderot interroge les frontières entre sincérité, calcul et lucidité. Les notes, commentaires, questions et éléments d'analyse relèvent de l'appareil pédagogique du manuel.
LUI. — Figurez-vous un homme qui n'a jamais eu de caractère. Je n'exagère pas. Dès l'enfance, on m'a jeté dans tous les moules : j'ai été enfant de chœur, apprenti, laquais, maître à danser, soldat, musicien raté. Je n'ai jamais su ce que c'est que d'avoir une opinion à soi. Mais j'ai appris quelque chose de plus précieux : je sais prendre celle des autres. Mieux, je sais la rendre plus belle qu'eux-mêmes. Si vous voulez que je défende les jésuites, je les défendrai mieux qu'un jésuite. Si vous voulez que je les attaque, je serai plus voltairien que Voltaire. La vérité ? Elle ne paie pas. Le faux, si. Le faux est une marchandise. On l'échange contre des dîners, des loges de théâtre, une protection, parfois même un peu d'amitié.
MOI. — Vous parlez en cynique. Mais cette faculté de tout imiter, n'est-ce pas simplement l'absence de toute conviction ?
LUI. — Conviction ? Mais c'est un luxe, mon cher. Les gens qui ont des convictions sont ceux qui peuvent se permettre d'en avoir. Moi, je dois plaire pour ne pas crever de faim. Mais il y a un avantage à ma condition : je vois clair. Les autres croient à leurs rôles. Le monde est une comédie, et ils la jouent sérieusement. Moi, je sais que je joue. Je ne suis pas dupe. Quand je flatte un grand seigneur, je ne l'admire pas ; je calcule. Quand je fais le généreux, je fais l'aumône avec des pièces fausses, et je m'amuse en cachette.
MOI. — Vous êtes un monstre.
LUI. — Je suis lucide. Et au fond, nous faisons tous la même chose. Seulement, les autres ont oublié qu'ils portent un masque. Moi, je l'ai accroché au portemanteau, je le reprends quand j'en ai besoin, et je le repose. C'est cela, la liberté : savoir que l'on joue, et pouvoir changer de rôle. Le flatteur qui croit à sa propre flatterie, lui, il n'est pas libre ; il est enfermé dans un personnage qu'il ne maîtrise plus. Moi, je ne m'enferme jamais. Je reste celui qui n'est rien, et qui peut donc être tout.
Notes
[1] Le dialogue met en tension deux voix : celle du philosophe (Moi) et celle du Neveu (Lui), qui incarne une lucidité cynique.
[2] Diderot anticipe ici certaines analyses de l'identité contemporaine — l'individu comme ensemble de rôles sociaux, sans noyau stable.
[3] La liberté du Neveu est paradoxale : elle naît de l'absence d'identité fixe, donc de la possibilité permanente de changer de masque.
Document 3 — Stendhal, Le Rouge et le Noir (1830)
Œuvre source dans le domaine public. Réécriture pédagogique, notes et appareil critique : © La Boussole, La Carte 2026. Le texte présenté ici est une réécriture pédagogique librement inspirée de plusieurs épisodes du Rouge et le Noir (1830). Il ne reproduit pas un extrait précis de l'œuvre originale. Certaines scènes, descriptions et réflexions ont été recomposées afin de mettre en évidence les tensions entre ascension sociale, conformisme institutionnel et préservation de l'identité personnelle.
À travers le personnage de Julien Sorel, Stendhal montre comment les contraintes sociales peuvent conduire un individu à adopter un masque dont il risque progressivement de devenir prisonnier. Les notes, commentaires, questions et éléments d'analyse relèvent de l'appareil pédagogique du manuel.
Julien Sorel avait cru que le talent suffirait. Il se trompait. Dès son arrivée au séminaire de Besançon, il comprit que ses connaissances, sa mémoire prodigieuse, sa capacité à raisonner ne servaient à rien si l'on ne paraissait pas comme il fallait paraître. Les autres séminaristes, fils de paysans ou de petits artisans, avaient l'habitude de l'effacement. Ils parlaient peu, sans jamais élever la voix. Ils baissaient les yeux, joignaient les mains selon une routine apprise, soupiraient aux moments prescrits. Leur visage était une page blanche. Julien, lui, pensait trop. Son regard trahissait l'intelligence, et l'intelligence est suspecte à Besançon.
Il fallait donc apprendre à faire le mort. Chaque matin, devant le petit miroir de sa cellule, Julien répétait les attitudes : incliner la tête sans raideur, croiser les bras modestement, ne jamais caresser son menton en signe de réflexion. Il observait l'abbé Pirard, son directeur, et tâchait de copier sa démarche, son sérieux compassé, cette manière de tousser avant de parler pour ne laisser rien jaillir de spontané. Il y passa des semaines. Un jour, l'abbé lui dit : « Vous n'êtes pas encore assez faux. Votre naturel perce. On sent que vous pensez. Il faut penser moins, et ressembler davantage. »
Julien obéit. Il enterra ses lectures, ses passions, son mépris pour ces hommes médiocres. Il se fabriqua un masque pieux, humble, discipliné. Le soir, dans sa cellule, il se regardait dans le miroir et ne se reconnaissait plus. Ce visage lisse, cette bouche qui ne sourit jamais, ces yeux vides — était-ce encore lui ? Il avait voulu réussir. Mais réussir à quel prix ? Il craignait de ne plus savoir, après des années de ce rôle, où finissait la comédie et où commençait l'homme réel. « Que restera-t-il de moi, pensait-il, si je porte ce masque trop longtemps ? » La question restait sans réponse. Le séminaire l'avait changé, et il ne savait pas s'il pourrait jamais redevenir celui qu'il avait été.
Notes
[1] Stendhal montre que l'ascension sociale (surtout pour un roturier sous la Restauration) exige une véritable déformation de la personnalité.
[2] Le séminaire est une institution de normalisation : elle ne forme pas seulement des prêtres, elle produit des sujets dociles et interchangeables.
[3] Le miroir est un motif récurrent : Julien s'y regarde pour vérifier son masque, mais le miroir ne lui renvoie plus que l'effacement de soi.
AIDE
Question 1 (Document 1 — La Bruyère)
Ne résumez pas. Montrez comment le flatteur perd son identité.
Repérez dans le texte :
- Les connecteurs qui structurent le raisonnement (lorsqu'il entre, peu à peu, le danger apparaît).
- Les citations qui montrent chaque étape :
- Adaptation : « il rit quand on rit, s'indigne quand on s'indigne »
- Effacement : « il finit par ne plus savoir s'il les pense vraiment »
- Aliénation : « le personnage ne maîtrise plus le rôle ; c'est le rôle qui le maîtrise »
Conseil : votre réponse doit suivre ces étapes. À chaque étape : une idée + une citation + une explication.
Question 2 (Documents 1 et 2 — La Bruyère et Diderot)
La consigne vous demande de confronter deux visions. Ne juxtaposez pas des résumés.
Définissez d'abord les trois notions : faux, lucidité, liberté. Ensuite, pour chaque notion, confrontez les deux textes à l'aide des citations ci-dessous.
| Notion | La Bruyère (Document 1) | Diderot (Document 2) |
|---|---|---|
| Le faux | « il finit par ne plus savoir s'il les pense vraiment » | « je sais prendre celle des autres » |
| La lucidité | « il vit dans une illusion confortable » | « Moi, je sais que je joue. Je ne suis pas dupe » |
| La liberté | « le personnage ne maîtrise plus le rôle ; c'est le rôle qui le maîtrise » | « Je reste celui qui n'est rien, et qui peut donc être tout » |
Utilisez des connecteurs d'opposition : alors que, en revanche, tandis que, contrairement à.
Exemple :
Chez La Bruyère, le faux est subi : le flatteur « finit par ne plus savoir » ce qu'il pense, signe qu'il a perdu toute maîtrise de lui-même. Tandis que chez Diderot, le faux est maîtrisé : le personnage affirme « je sais prendre celle des autres », ce qui suppose une conscience claire et un contrôle volontaire du mensonge social.
Question 3 (Documents 1, 2 et 3 — comparaison)
Ne vous contentez pas de classer. Justifiez votre réponse.
Choisissez un critère de comparaison unique , par exemple : la conscience du décalage entre le rôle joué et l'identité réelle.
Appliquez ce critère aux trois personnages en vous appuyant sur les citations :
- La Bruyère : « le personnage ne maîtrise plus le rôle ; c'est le rôle qui le maîtrise » → absence de conscience → aliénation.
- Diderot : « Moi, je sais que je joue. Je ne suis pas dupe » → conscience totale → liberté.
- Stendhal : « Que restera-t-il de moi si je porte ce masque trop longtemps ? » → conscience douloureuse → position intermédiaire.
Conseil : affirmez votre réponse dès la première phrase. Ensuite, prouvez avec les citations.
Idée commune du corpus
Le masque social menace l'identité, mais différemment selon les textes.
| La Bruyère | Diderot | Stendhal | |
|---|---|---|---|
| Rapport au masque | Subi sans conscience | Choisi lucidement | Subi mais conscient |
| Effet sur l'identité | Destruction | Préservation | Tension douloureuse |
À retenir : le mensonge social peut détruire (La Bruyère), préserver par lucidité (Diderot) ou mettre en tension (Stendhal).
Pour l'essai : comment choisir son sujet ?
Les deux sujets exigent de mobiliser à la fois le corpus et vos connaissances personnelles. Choisissez celui pour lequel vous avez des exemples précis des deux côtés.
| Sujet | Angle | À mobiliser |
|---|---|---|
| Sujet n°1 | La conscience du mensonge | Corpus (Diderot, La Bruyère, Stendhal) + exemples personnels (réseaux sociaux, politique, médias) |
| Sujet n°2 | Les rôles sociaux imposés | Corpus (les trois textes) + exemples personnels (authenticité, pressions sociales) |
Conseil : ne choisissez pas trop vite. Listez d'abord vos exemples personnels pour chaque sujet. Celui qui en contient le plus est probablement le bon choix.
Voici des exemples concrets à mobiliser dans votre essai. Ne recopiez pas : prenez le temps d'expliquer en quoi l'exemple éclaire votre raisonnement.
Rappel des sujets d'essai
Sujet n°1 : Dans notre société, les mensonges les plus dangereux sont-ils ceux que l'on fabrique consciemment, ou ceux auxquels on finit par croire soi-même ?
Vous pourrez réfléchir notamment aux réseaux sociaux, à la communication politique, au monde professionnel ou aux médias.
Sujet n°2 : Aujourd'hui, la société valorise souvent l'authenticité et le fait « d'être soi-même ». Cette recherche d'authenticité vous paraît-elle permettre une plus grande liberté, ou constitue-t-elle une nouvelle manière d'imposer des rôles et des apparences sociales ?
| Période | Auteur / Œuvre / Genre | Apport majeur | Phrase d'introduction |
|---|---|---|---|
| 1998 | Peter Weir — The Truman Show (film) | La construction d'une réalité artificielle | Pour réfléchir à l'illusion politique et à la souveraineté fictive de l'électeur (sujet n°1 comme n°2), il est essentiel de convoquer The Truman Show. En effet, le film montre un homme qui vit dans un décor artificiel sans le savoir, croyant agir librement. Cette situation éclaire les deux sujets : pour le n°1, elle illustre le mensonge fabriqué qui devient une croyance intériorisée ; pour le n°2, elle pose la question de l'authenticité et de la liberté. |
| 2019 | Michael Schur — The Good Place (série) | L'identité morale comme construction | Pour traiter la question de l'authenticité et de la construction de soi (sujet n°2), il est intéressant d'étudier The Good Place. En effet, les personnages découvrent que leurs souvenirs et leur identité ont été fabriqués. Ils doivent choisir qui ils veulent devenir, ce qui montre que l'authenticité n'est pas un état naturel mais une construction volontaire. |
| 2017 | Karim Amer — The Great Hack (documentaire) | La manipulation électorale par les données | Pour prolonger la réflexion sur les mensonges dangereux dans notre société (sujet n°1), il est judicieux d'étudier The Great Hack. En effet, le documentaire révèle comment Cambridge Analytica a volé des données pour manipuler des électeurs. Il montre la combinaison la plus dangereuse : un mensonge fabriqué consciemment que l'électeur finit par croire sincèrement. |
| 2018 | Roberto Saviano — ZéroZéroZéro (essai/enquête) | La mondialisation de la contrefaçon | Pour nourrir une réflexion sur l'authenticité et le paraître social (sujet n°2), il est essentiel de citer Saviano. En effet, son enquête dévoile l'ampleur mondiale de la contrefaçon : faux sacs, faux médicaments, certificats falsifiés. Le faux n'est plus une exception mais un système, ce qui oblige à repenser l'injonction à l'authenticité. |
| 2019-2024 | Débat public — Reconstruction de Notre-Dame (actualité patrimoniale) | La restauration comme artifice assumé | Pour interroger la valeur de l'artifice et de la reconstruction face à l'authenticité (sujet n°2), il est essentiel de mentionner ce débat. En effet, faut-il reconstruire la flèche à l'identique ou en créer une nouvelle ? Ce débat prolonge Viollet-le-Duc : l'authenticité est-elle dans la copie fidèle du passé ou dans l'artifice assumé qui crée du nouveau ? |